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actu & culture


SAINT-DIDIER, Vaucluse - lundi 26 mars 2007 à 20h41

Sarkozy en campagne "à la rencontre des Français en toute liberté"



Nicolas Sarkozy a exprimé lundi, dans le Vaucluse, sa volonté d'aller "simplement" à la rencontre des Français durant les dernières semaines de la campagne présidentielle, lors de son premier déplacement depuis son départ du ministère de l'Intérieur.

"Ces quelques semaines qu'il me reste, je veux les mettre à profit pour aller à la rencontre des Français, simplement, comme je suis. Je ne vais pas me déguiser, je ne vais pas me changer", a déclaré le candidat UMP lors d'un discours sur la place de Saint-Didier, un village de 2.000 habitants non loin du mont Ventoux.

"Si j'ai pris la décision de quitter le ministère de l'Intérieur, je l'ai fait parce que j'ai voulu aller à la rencontre des Français en toute liberté, dégagé des pressions et des contraintes de gestion d'un ministère aussi lourd à porter", a-t-il expliqué. "Je l'ai fait en allant jusqu'au bout de ma mission. Je ne voulais pas partir avant. Partir avant, c'était laisser mon équipe lutter contre l'insécurité et l'immigration clandestine. J'ai voulu conduire cette action, quels que soient par ailleurs les risques, jusqu'au dernier moment où c'était possible pour moi de le faire", a poursuivi M. Sarkozy.

Le candidat UMP a remonté à pied la rue principale du village provençal en entrant dans plusieurs commerces. Il a été accueilli par un millier de personnes, dont beaucoup de militants UMP venus de tout le département pour l'occasion.

Remerciant les habitants pour leur accueil, M. Sarkozy s'est souvenu de ses séjours à L'Isle-sur-la-Sorgue, où il travaillait dans une exploitation de melons. "Je me souviens très bien de cette époque où je commençais très tôt" pour approvisionner les marchés, "à 4h-5h du matin". "J'avais déjà compris que si on se levait tôt, on pouvait se coucher tard. La région, ce n'est pas que l'agriculture, les truffes ou le tourisme. Pour le jeune homme que j'étais, il y avait d'autres tentations à l'époque", a-t-il plaisanté, en se disant "très dégagé de tout cela".

Le candidat UMP a rappelé les principales propositions de son projet dans une région où le Front national réalise des scores élevés. Il a insisté sur sa proposition de ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale: "Si le candidat à la présidence française n'est pas capable de parler de la France, alors il ne mérite pas d'être candidat à la présidence de la République française", a-t-il réaffirmé. "Il y a une identité française, des valeurs sur lesquelles nous ne transigerons pas".

S'adressant directement aux électeurs du FN, qui ont exprimé "un cri de colère" en 2002, il a précisé: "Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas".

Le candidat UMP s'est engagé à "mener la guerre contre l'oisiveté" d'une partie des jeunes des banlieues, rappelant sa proposition de "contrat pour une formation qualifiante". "La République sera généreuse pour ceux qui veulent travailler et ferme pour ceux qui veulent empoisonner la vie des autres".

Pour la première fois depuis le début de la campagne de Nicolas Sarkozy, cette réunion s'est terminée sur une "Marseillaise".

Après cette visite à Saint-Didier, M. Sarkozy s'est rendu dans une exploitation maraîchère de fraises, avant de rencontrer des militants à la Cité des Papes d'Avignon. AP

egp/mw




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