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L'ancien ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn a estimé vendredi que "la terminologie 'contrat première chance' n'est pas obligatoirement la meilleure", mais "l'idée est bonne et indispensable".
Après les critiques notamment de l'UNEF, il a assuré sur RTL que, "de la même manière que nous avons réussi avec les emplois jeunes dans les cités, nous pouvons réussir avec ce contrat première chance". "Il faut que ce soit un CDI dont la première année puisse être financée, en totalité ou en partie, par des fonds publics".
"Ce n'est pas quelque chose qui s'arrête au bout d'un an. L'entreprise s'engage et elle bénéficie d'une aide pour la première année", a avancé Dominique Strauss-Kahn, reconnaissant que "la terminologie 'contrat première chance' n'est peut-être pas obligatoirement la meilleure un an après le combat de la gauche contre le CPE".
Mais "l'idée de s'occuper des jeunes, de ceux qui sont sans qualification, elle est bonne, mais pas seulement, elle est indispensable", a souligné le député du Val d'Oise, "surtout lorsqu'en face, il y a 500.000 emplois dans les très petites entreprises, celles visées par cette mesure et qui ne sont pas pourvus".
L'ancien ministre de l'Economie a rappelé que "nous avons chaque année 150.000, 160.000, 170.000 jeunes qui sortent du système scolaire sans formation: c'est un scandale absolu". Pour lui, "c'est un sujet absolument décisif". "C'est très bien que Ségolène Royal ait voulu mettre l'accent sur dossier-là, c'est ce qui doit être au coeur de notre débat", a-t-il martelé. AP
ljg/mw
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