Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Oppression thoracique, sifflements respiratoires, toux, essoufflement... L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches évoluant par crises. Le 12e Congrès de pneumologie de langue française (CPLF) qui se tient cette semaine à Lille sera l'occasion pour les spécialistes de rappeler que chez les enfants et les jeunes adultes de moins de 30 ans, cette maladie est le plus souvent allergique.
L'asthme allergique ou extrinsèque est lié à une sensibilisation à des allergènes inhalés, notamment au domicile -acariens, poils de chien et chat, moisissures- ou aux pollens.
L'asthme intrinsèque, en revanche, est en général plus sévère que l'asthme allergique. Il touche plus volontiers les personnes plus âgées et n'a pas de lien apparent avec une allergie identifiée, certains spécialistes estimant que l'allergie existerait, mais qu'elle n'aurait pas été identifiée.
Les spécialistes s'inquiètent aujourd'hui des effets de certains facteurs comportementaux comme l'obésité qui, selon eux, tendrait à favoriser la maladie.
L'asthme est dû à une sensibilité exagérée des bronches à plusieurs facteurs. Normalement, lors de l'inspiration, l'air est amené dans les alvéoles pulmonaires pour apporter au sang et aux cellules l'oxygène dont nous avons besoin. Il y est conduit par un système de tuyaux (la trachée et les bronches) entourés de muscles (comme des lacets).
Chez une personne en bonne santé, les bronches restent suffisamment ouvertes pour permettre une inspiration et une expiration libres et faciles, ne demandant aucun effort particulier.
Chez l'asthmatique, il se produit une contraction des muscles et une inflammation plus ou moins importante à la surface des bronches, ce qui engendre un rétrécissement des voies respiratoires. L'air ne passe plus que difficilement.
L'asthmatique en crise a des difficultés à inspirer et surtout à expirer l'air contenu dans ses poumons, comme s'il respirait au travers d'une petite paille. Un sifflement accompagne cette gêne et témoigne du rétrécissement de ses bronches. L'air est emprisonné dans la poitrine, le thorax est bloqué. Cette sensation s'accompagne d'une toux irritante et quelquefois d'un sentiment d'anxiété. Elle ne peut pas se comparer à l'essoufflement dû à l'effort, bien que l'exercice puisse provoquer une crise chez certains asthmatiques.
Quel que soit le mécanisme de déclenchement, l'asthme est reconnu aujourd'hui comme une maladie inflammatoire, d'où l'importance des médicaments anti-inflammatoires dans le traitement quotidien de l'asthme et pour guérir des crises aiguës.
En France, l'asthme concerne plus de 3,5 millions de personnes, dont un tiers d'enfants. AP
fs/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|