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Les Etats-Unis bonnet d'âne de la lutte contre le réchauffement du climat parmi les pays du G8: c'est la conclusion d'une étude publiée jeudi avant la réunion des Huit prévue la semaine prochaine sur l'île japonaise d'Hokkaïdo.
L'évaluation "G8 Climate Scorecards 2008" conclut également qu'aucun de ces huit poids lourds de l'économie mondiale n'accomplit des progrès suffisants pour prévenir une hausse potentiellement catastrophique des températures. Les pays membres du G8 sont les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Canada et la Russie.
Pour Regine Günther, directrice du programme changement climatique du Fonds mondial pour la nature (WWF) en Allemagne, les dirigeants du G8 doivent s'engager à réduire de 40% d'ici 2020 et de 80% d'ici 2050 les émissions dans leur pays. "Si nous ne réalisons pas cela, le climat mondial changera d'une manière que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd'hui", a-t-elle mis en garde.
Selon l'étude publiée jeudi, la Grande-Bretagne est le pays développé qui a fait le plus pour réduire les rejets de dioxyde de carbone et atteindre les objectifs du protocole de Kyoto. Viennent ensuite, juste derrière, la France ainsi que l'Allemagne, qui est saluée pour ses efforts en matière d'énergies renouvelables.
Mais ces trois pays n'ont fait au mieux que "la moitié du chemin", précise un commentaire qui accompagne l'étude, réalisée par Ecofys, un cabinet néerlandais, à la demande du WWF et du groupe d'assurance Allianz.
L'étude critique un manque d'efficacité énergétique aux Etats-Unis, mais voit un motif d'espoir dans une loi présentée au Congrès américain et dans des initiatives d'organisations non gouvernementales. Elle analyse également, mais sans les classer, cinq des principales économies émergentes de la planète: Brésil, Chine, Inde, Mexique et Afrique du Sud. AP
lma/v232
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