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actu & culture


BERLIN - dimanche 09 juillet 2006 à 16h22

Mondial: les "six costauds" des Bleus sont à l'origine de la solidité de l'équipe de France, selon Platini



Quand il regarde les Bleus, Michel Platini ne voit pas la meilleure équipe du monde. L'ancienne icône tricolore loue en revanche la solidité du bloc de l'équipe de France et de ses "six costauds".

"Je ne crois pas que la France soit la meilleure équipe du monde, mais elle est très difficile à battre, en particulier dans un système de coupe", a-t-il déclaré dimanche dans un entretien accordé au site internet FIFAworldcup.com. "C'est exactement la même chose pour l'Italie. Ce n'est pas un hasard si ces deux formations sont en finale."

L'Italie et la France, avant leur choc en finale dimanche soir à Berlin, ont les deux meilleures défenses du tournoi, avec respectivement un seul et deux buts encaissés. En 1998, les Français avaient remporté le titre mondial en ne prenant que deux buts pendant toute l'épreuve.

Aux yeux de Platini, la solidité de la défense française est grandement liée à celle de son milieu de terrain.

"Ce qui est certain, c'est que la complémentarité (de Patrick Vieira) avec Claude Makelele est optimale", a-t-il souligné. "J'irais même plus loin, le bloc des quatre défenseurs (NDLR: Sagnol, Thuram, Gallas, Abidal) associés avec ces deux milieux de terrain est très solide. Ils sont ce que j'appelle les six costauds des Bleus."

Platini, qui regrette la tournure de plus en plus défensive des schémas tactiques dans le football, estime par ailleurs que l'équipe de France de Raymond Domenech a parfaitement géré sa préparation physique et sa montée en puissance, contrairement à des pays comme l'Argentine ou l'Espagne qui avaient fait très forte impression au premier tour.

"C'est l'histoire de la Coupe du Monde: on ne peut pas commencer fort et finir fort, c'est proprement impossible", a souligné l'ancien joueur de la Juventus, demi-finaliste du Mondial en 1982 et 1986.

"C'est, surtout dans le football moderne, une question de préparation physique. Cependant, il faut aussi se sentir assez fort dans sa tête pour passer le cap du premier tour sans être au top de sa forme. Les Français y sont parvenus parce que le groupe était à leur portée. Cette équipe n'a pas le jeu facile, elle doit batailler un peu. En deuxième phase, elle est sans doute tombée sur des équipes qui lui conviennent bien parce qu'elles jouent au ballon: l'Espagne, le Brésil et le Portugal."

L'ancien numéro 10 des Bleus a souligné également que son successeur Zinédine Zidane, qui disputera le dernier match de sa carrière dimanche soir, avait eu un rôle "crucial" pendant le Mondial.

"Non seulement parce qu'il est très bon, mais surtout parce qu'il bonifie une équipe", a-t-il estimé. "Il est sans doute le seul joueur au monde dont la performance ne compte pas vraiment. Même en étant moyen sur le terrain, il tire de toutes façons l'équipe vers le haut. C'est un vrai sacrifice en un sens, et c'est tout à son honneur. Comme en plus, dans cette épreuve, il est bon sur le terrain..." AP

petr/jp