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actu & culture


GOURETTE-COL D'AUBISQUE - mercredi 25 juillet 2007 à 19h22

Tour de France: Rasmussen s'envole vers un sacre contesté


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Malgré une lèvre déformée par une piqûre d'abeille gobée dans un col, Michael Rassmusen a remporté en solitaire au sommet de l'Aubisque la dernière étape de haute montagne du Tour de France, pour définitivement asseoir sa domination sur l'épreuve.

A quatre jours de l'arrivée sur les Champs-Elysées, le Danois de 33 ans a virtuellement remporté la Grande Boucle. La dernière difficulté du Tour, le contre-la-montre de 55,5 kilomètres entre Cognac et Angoulême samedi à la veille de l'arrivée, ne semble pouvoir transformer le classement général, tant le matelas du leader de la Rabobank est confortable.

Vainqueur du maillot à pois en 2005 et 2006, Rasmussen possède 3.10 minutes d'avance sur l'Espagnol Alberto Contador, l'autre grimpeur en évidence cette année, et 5.03 sur l'Australien Cadel Evans, bon rouleur mais trop loin pour pouvoir inquiéter à Cognac le leader décrié du classement général.

"Je n'ai pas encore gagné, je me rappelle ce qui s'est passé il y a deux ans", souligne Rasmussen. Troisième au classement général au départ de l'avant-dernière étape en 2005, il avait chuté deux fois dans ce contre-la-montre de Saint-Etienne, pour rétrograder de la troisième à la septième place au final.

"On n'a jamais gagné le Tour avant la dernière pédalée sur les Champs-Elysées", prévient-il.

Au départ d'Orthez mercredi, Rasmussen a été sifflé par le public sans doute dépité d'avoir appris que le maillot jaune a reçu quatre avertissements en moins de deux ans pour s'être soustrait à des contrôles inopinés.

Il a mis le mécontentement de la foule sur le compte du contrôle positif d'Alexandre Vinokourov la veille et de l'exclusion de son équipe Astana.

"Il y a beaucoup de frustration dans le public et le peloton en raison de ce qui s'est passé avec Vinokourov. Elle s'est reportée sur moi", a déclaré Rasmussen. "Je comprends ce qu'a vécu Lance Armstrong pendant sept ans. Le fait que Vinokourov ait été pris veut dire que le système des contrôles marche. Moi, j'ai été testé 14 fois et toujours été négatif".

Le Danois, qui avait déclaré mardi à Pau avoir parlé en avril 2006 à Anne Gripper, la directrice de l'antidopage à l'UCI entrée seulement en fonction en octobre de la même année, ne s'est pas démonté face à cette bizarrerie. "Effectivement, j'ai dû me tromper dans le nom, mais aussi dans la date car ce n'était pas le 2 avril mais le 4" que j'ai appelé l'UCI, a-t-il dit.

Déjà vainqueur au sommet de Tignes, la 8e étape du Tour où il avait endossé le maillot jaune pour ne plus le quitter, Rasmussen a confirmé mercredi qu'il est le meilleur grimpeur du peloton.

Après l'escalade des trois premiers cols difficiles de la journée, le Port de Larrau, le col de la Pierre-St-Martin et le col de Marie-Blanque, Rasmussen est entré en action dans le Col d'Aubisque, collé aux basques par Contador.

Ils rattrapaient les rescapés d'une échappée partie au 8e kilomètre le matin et qui avait compté jusqu'à 8.50 minutes d'avance. A 9km du sommet, il ne restait plus en lice que les quatre premiers du classement général: Rasmussen, Contador, Evans et l'Américain Levi Leipheimer.

A quatre reprises, Contador, le jeune espoir de la Discovery-Channel porteur du maillot blanc de meilleur jeune, tentait un baroud d'honneur. A quatre reprises, Rasmussen le contrait.

C'est à la flamme rouge du dernier kilomètre que Rasmussen attaquait pour s'envoler seul vers la victoire.

Sur la ligne et une nouvelle fois sous les sifflets, il devançait Leipheimer de 26 secondes et Contador de 35 secondes.

"J'ai vu il y a deux jours (au Plateau de Beille) que je ne suis pas capable de suivre les accélérations de Contador. Il m'avait mis en difficulté, j'ai donc décidé d'utiliser une tactique différente, d'avoir mon propre tempo. Il s'est fatigué et il a explosé dans le dernier kilomètre", a déclaré le Danois.

Le peloton des coureurs avait marqué son ras-le-bol du dopage le matin à Orthez en retardant le départ de 13 minutes.

Mercredi, les 150 rescapés ont découvert à l'arrivée de l'étape que l'Italien Cristian Moreni de la Cofidis avait été à son tour contrôlé positif, à la testostérone.

La 17e étape du Tour conduira jeudi le peloton sur 188,5 kilomètres de Pau à Castelsarrasin. AP

jlc/cov/sb




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