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Laure Manaudou a été renvoyée par son club italien de LaPresse. Son président Marco Durante a pris cette décision "en raison de son comportement à l'Open de Paris", qui s'était terminé dimanche sur une contre-performance de la nageuse française.
A un an des Jeux olympiques de Pékin, dont les épreuves de natation débuteront le 9 août 2008, le feuilleton Manaudou connaît ainsi un nouveau rebondissement.
La nageuse a été informée de la décision de LaPresse pendant ses vacances, a précisé le club turinois. Le président Marco Durante ajoute toutefois que si elle s'excuse auprès de son entraîneur italien Paolo Penso et de l'équipe de France, Laure Manaudou pourra revenir dans le club. Mais, dit-il dans le communiqué, "il y a une chance sur un million que Laure comprenne et revienne".
"C'est la douche! (...) Même si rien n'est jamais définitif, c'est un petit coup de massue", a réagi sur RTL Francis Luyce, président de la Fédération française de natation. "La natation française dans son ensemble assure Laure Manaudou de tout son soutien", a-t-il ajouté, rappelant que Laure Manaudou est une "pièce maîtresse de la réussite" de la France aux prochains Jeux de Pékin.
"Je fais confiance à ceux qui sont en responsabilité de trouver une solution à cette minicrise", a encore assuré Francis Luyce, n'écartant pas la possibilité que la championne retourne dans son ancien club de Canet-Roussillon, si son ex-entraîneur Philippe Lucas l'"acceptait".
Pour la première édition de l'Open EDF de natation à Paris, la Française, débarquée avec un programme réduit aux seules épreuves de dos, n'a pas gratifié la semaine dernière le public parisien de performances étincelantes. Médaillée d'or des 50 et 100m dos, Manaudou avait clos dimanche sa saison 2006-2007 en demi-finale du 200m dos sur un chrono de 2:17.98, le douzième temps, très éloigné de son standing habituel (record 2:15.32).
"Je pense que Laure n'a pas nagé son 200m dos", jugeait dimanche son entraîneur italien Paolo Penso, passablement agacé par le comportement de sa championne. "Elle a abandonné après le premier 50m", expliquait-il. "Je ne pense pas qu'aux Jeux olympiques elle gagnera sans combattre".
"Je sens Laure inquiète, je sens qu'elle s'interroge", avait constaté de son côté Claude Fauquet, le directeur technique national. "Maintenant, elle a un choix à faire. Elle doit se remettre au travail car ses adversaires ne vont pas l'attendre".
Durant les quatre jours de compétition, la Française a souvent préféré s'isoler avec son père et son frère plutôt que de rejoindre ses camarades de l'équipe de France dans la tribune des athlètes ou son entraîneur Paolo Penso. De manière générale, l'ancienne protégée de Philippe Lucas opère un rapprochement avec sa famille depuis son exil transalpin, début mai.
Le 7 mai dernier, la sportive préférée des Français avait créé la surprise en quittant brusquement son club de Canet-en-Roussillon et son mentor Philippe Lucas pour rejoindre le club de LaPresse à Turin. En Italie, Manaudou souhaitait se rapprocher de son compagnon, le nageur Luca Marin, et découvrir de nouvelles méthodes d'entraînement.
Usée par les séances marathoniennes de Philippe Lucas, la championne olympique du 400m pensait avoir trouvé en Paolo Penso un coach attentif et tempéré. Le duo a semblé fonctionner aux derniers championnats de France fin juin à Saint-Raphaël. Sur la Côte d'Azur, Laure Manaudou s'était adjugée cinq titres individuels, signant notamment 4:03.38 sur sa distance fétiche du 400m. AP
xmar0/v0/lat/mw/sb
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