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Surprise tricolore du Tour de France cette année, Cyril Dessel a confirmé mardi son gros potentiel en conservant au terme de la première étape alpestre entre Gap et l'Alpe d'Huez sa troisième place au classement général.
Le coureur de l'équipe Ag2r, victime d'un saut de chaîne au pied de la montée vers l'Alpe, s'est battu comme un lion pour franchir la ligne d'arrivée en 19e position, avec un retard de 3.04 minutes sur le vainqueur du jour, le Luxembourgeois Franck Schleck.
"C'est frustrant, j'ai eu un pépin au pied de l'Alpe", a déclaré Dessel, 31 ans, vainqueur du Tour méditerranéen cette saison et 18e de Paris-Nice. "Dans le Lautaret, je sentais que les jambes tournaient bien... Quand j'ai voulu passer sur le petit plateau, la chaîne est tombée sur le cadre, ça m'a fait perdre du temps. Ça a été une longue course poursuite durant toute la montée. J'ai tout donné, c'était motivant de voir que je revenais sur le groupe maillot jaune, et je suis monté avec les gens qui poussaient de la voix."
Alors que son leader Christophe Moreau souffrait comme un beau diable dans la dernière ascension pour finir à la 25e place avec un retard de 3.48 minutes, le coureur stéphanois, avec l'aide de son équipier espagnol Mikel Astarloza, est parvenu à revenir dans le sillage d'Oscar Pereiro Sio (Caisse d'Epargne-Iles Baléares), auquel il n'a abandonné que 15 secondes.
Quatorzième de l'étape à 2.49 minutes de Schleck, l'Espagnol a perdu son maillot jaune au profit de Floyd Landis et se retrouve désormais deuxième au général, avec 1.52 minute d'avance sur Dessel.
"J'ai limité la casse et psychologiquement je peux croire en mes chances pour accompagner les meilleurs dans les jours qui viennent", a commenté le Français, qui s'est rassuré avant les deux dernières étapes de haute montagne mercredi et jeudi.
Inconnu du grand public avant le début de la course, Dessel a porté le maillot jaune de leader un jour la semaine dernière, après l'étape pyrénéenne entre Cambo-les-Bains et Pau.
Ce jour-là, le Français avait franchi en tête les trois premiers cols pyrénéens, décrochant à la fois le maillot jaune et le maillot à pois mais pas la victoire d'étape, arrachée par son compagnon d'échappée, l'Espagnol Juan Miguel Mercado.
"Je suis en train de vivre un rêve, j'avais le maillot jaune la semaine dernière", a poursuivi l'ancien coureur des équipes Jean Delatour et Phonak. "Je voulais voir si dans les Pyrénées il s'agissait seulement de coups d'éclat. Là, j'ai la confirmation de ce qui s'est passé la semaine précédente." AP
petr/cov/jlc
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