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Floyd Landis n'a pas écrasé le Tour de France de sa supériorité mardi dans la 15e étape mais il s'est montré le plus rapide lors de l'ascension de l'Alpe d'Huez.
L'Américain de 30 ans, qui sera opéré à l'issue de la Grande Boucle d'une hanche en voie de désagrégation, a gravi en 38 minutes et 34 secondes les 13,8 kilomètres de la montée à 7,9% de moyenne, selon les organisateurs.
Quatrième de l'étape, l'ex-lieutenant de Lance Armstrong entre 2002 et 2004, a été plus rapide que l'Allemand Andreas Klöden d'une petite seconde, lors du franchissement des 21 lacets mythiques.
L'Italien Marco Pantani, vainqueur du Tour en 1998, détient le record de l'ascension, en moins de 37 minutes.
En 2004, Armstrong sept fois vainqueur du Tour, avait gravi en moins de 38 minutes l'Alpe d'Huez, lors d'une ascension disputée en contre-la-montre individuel.
Landis, qui a retrouvé au sommet de l'Alpe d'Huez le maillot jaune qu'il avait abandonné à l'Espagnol Oscar Pereiro Sio à Montélimar, n'a pas su faire une différence définitive sur ses concurrents directs.
"Je connais mes limites, ma ligne rouge à ne pas franchir. Je ne ressens pas le besoin de remporter une étape, je veux d'abord épargner mon équipe", a déclaré Floyd Landis, qui avoue courir de façon "conservatrice".
L'Américain est inquiet à l'approche de l'étape de La Toussuire mercredi, où quatre cols seront à franchir dans la continuité. Il ne garde pas un bon souvenir de son récent passage sur ce parcours, dans le dernier Dauphiné Libéré où il n'avait guère brillé.
"J'ai confiance, mais je ne suis pas à l'abri d'une défaillance", a déclaré Landis, vainqueur cette année de Paris-Nice, du Tour de Californie et du Tour de Géorgie. AP
jlc/cov/petr
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