Rechercher iBelgique
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


MACON - vendredi 21 juillet 2006 à 19h07

Tour de France: Matteo Tosatto offre un succès à l'Italie



Après les terribles passes d'armes des Alpes, les leaders du Tour de France se sont accordé une journée de repos vendredi, laissant l'Italien Matteo Tosatto (Quick Step) remporter au sprint la 18e étape de la Grande Boucle 2006 disputée sous une chaleur torride.

A 32 ans, Tosatto, qui d'ordinaire prépare les sprints du champion du monde Tom Boonen, a profité de l'absence de son leader belge, pour remporter la plus belle victoire de sa carrière au terme des 197km parcourus entre Morzine et Mâcon.

Dans les 100 derniers mètres, il a réglé ses deux compagnons d'échappée, l'autre Italien Cristian Moreni et l'Allemand Ronny Scholz.

A deux jours de l'arrivée sur les Champs-Elysées, l'Espagnol Oscar Pereiro Sio (Caisse d'Epargne-Iles Baléares) a conservé le maillot jaune, arrivé dans le peloton, à huit minutes du trio de tête.

Pereiro possède 12 secondes d'avance au classement général sur son compatriote Carlos Sastre (CSC) et 30 sur l'Américain Floyd Landis.

La victoire dans le Tour devrait se jouer samedi, dans l'ultime contre-la-montre, long de 57 km entre Le Creusot et Montceau-les-Mines.

"Demain, je vais courir le plus important contre-la-montre de ma carrière. Floyd est meilleur que moi dans cet exercice, mais on ne sait jamais", a déclaré Pereiro.

"Je suis optimiste, confiant en mes possibilités sur le chrono", a répliqué Landis, qui pourrait offrir au cyclisme américain une huitième victoire consécutive dans le Tour de France.

A l'agonie mercredi, au zénith jeudi, Floyd Landis n'a pas bougé une oreille vendredi entre les Alpes et les bords de Saône.

Les autres "ténors" sont restés sages, laissant David Millar lancer une échappée dès le deuxième kilomètre de course.

Quinze coureurs devaient compter quatre minutes d'avance au ravitaillement. Le peloton maillot jaune les laissait agir.

C'est l'Allemand Scholtz qui lançait l'offensive à 17 kilomètres de l'arrivée, mais il était rejoint par deux contre-attaquants, Tosatto et Moreni. Le coureur de la Gerolsteiner tentait de partir seul à trois kilomètres du but. Mais Tosatto, déjà vainqueur d'une étape du Giro dans le passé, se montrait le plus rapide.

"Je savais que c'était ma dernière chance de succès aujourd'hui", a déclaré Tosatto, premier Italien vainqueur d'une étape sur le Tour 2006. "Je savais que Moreni était très rapide, mais moi aussi. Après trois semaines de Tour et cette étape dure, j'ai essayé de garder ma concentration dans les 200 derniers mètres".

Poisson-pilote de Boonen, Tosatto a vengé son leader contraint à l'abandon après avoir porté quatre jours le maillot jaune mais sans avoir remporté d'étape.

"Je n'ai pas remplacé Tom, c'est impossible. Il a fait un bon Tour, mais il a été un peu malade, sinon il aurait pu gagner aux Champs-Elysées."

Tosatto, très superstitieux, doit rêver de s'imposer à Paris dimanche pour le plus beau sprint de la course.

"Dans la valise, j'ai des choses. Je fais des choses avant de partir, mais je ne les raconte pas...", a-t-il dit.

Cette journée de transition a été bénéfique pour les 141 "survivants", tous très marqués par la montagne, comme l'a expliqué Tosatto.

"J'ai souffert en haute montagne. J'ai eu un problème à cause de l'altitude. J'ai eu des vertiges lors de la première ascension, ça a duré dix minutes et j'ai terminé dans le "grupetto". Je suis fatigué comme tout le peloton car il fait très chaud." AP

jlc/cov/petr




Rechercher #iBelgique#