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L'Afrique du Sud a remporté la deuxième Coupe du monde de son histoire en battant 15-6 en finale samedi soir au stade de France l'Angleterre qui défendait son titre conquis en 2003.
Déjà sacrée sur son sol en 1995, l'Afrique du Sud rejoint l'Australie, qui était jusque-là la seule nation ayant remporté le titre à deux reprises (1991 et 1999). L'Argentine vainqueur de la France lors de la petite finale (34-10) termine troisième de ce Mondial organisée pour la première fois par la France.
La formation springbok restait sur quatre succès face aux Anglais dont un très large (36-0) en match de poules. Favoris, les Springboks ont toujours mené au score une rencontre cadenassée par les défenses et dont tous les points ont été marqués au pied.
Meilleur réalisateur du Mondial (105 points) l'arrière sud-africain Percy Montgomery a inscrit douze points de pénalité et le centre François Steyn, trois. Les six points anglais sont à mettre au crédit de l'ouvreur Jonny Wilkinson.
L'Angleterre, qui regrettera longtemps l'essai refusé à Mark Cueto en début de deuxième période, aura tout essayé pour tenter de devenir la première nation à conserver son titre en six éditions mais l'équipe de Jake White était trop complète et trop bien organisée pour laisser échapper la couronne.
Comme prévu, c'est dans les airs et non dans les mains que le ballon a parcouru le plus de terrain. Chaque camp se méfiant de l'autre cherchait à le repousser dans son camp et accessoirement à lui faire commettre une faute de main exploitable.
En bonne position sur sa première pénalité, l'arrière sud-africain Percy Montgpmery ouvrait le score (3-0, 8e). Bien que moins bien placé même sur son pied gauche, Jonny Wilkinson répliquait, devenant après l'Australien Michael Lynagh le deuxième joueur à avoir inscrit des points dans quinze matches consécutifs de Coupe du monde (3-3, 13e).
Une obstruction anglaise offrait à Montgomery l'occasion de redonner l'avantage à son camp (6-3, 16e).
Les Sud-Africains étaient les plus entreprenants. Le jeune centre François Steyn tentait des 50 mètres de concrétiser cette légère suprématie mais sa pénalité manquait la cible de peu (25e).
Le match gagnait un peu en intensité quand l'équipe de Brian Ashton commençait à donner un peu de volume au jeu aux accents de "sweet chariot". Mais le char anglais était bloqué par les Sud-Africains.
Les cinq dernières minutes précédant la pause étaient difficiles pour les champions sortants. Les Springboks multipliaient les percussions aux abords de l'en-but anglais. La défense, le point fort anglais en demi-finale face à la France (14-9), était cependant bien en place. Les Sud-Africains devaient donc se contenter d'une pénalité de Montgomery, qui avec cette nouvelle réussite dépassait le total des cent points dans le tournoi.
Avec six points d'avance à la pause (9-3), l'Afrique du Sud n'avait pas encore éjecté l'Angleterre de son trône.
Le temps pour un streaker de pénétrer sur le gazon de Saint-Denis et Matthew Tait allumait une mèche plein centre. Il était stoppé mais l'action rebondissait jusqu'à l'aile où Mark Cuetto, le seul titulaire n'ayant pas joué la demi-finale, venait aplatir en angle.
L'arbitre irlandais Alain Rolland demandait le verdict de la video. Interminable à venir, la décision de refus était accueillie par une bronca du public anglais (42e). Wilkinson bénéficiait quand même d'une pénalité qu'il passait (9-6, 43e).
L'Afrique du sud retrouvait cependant assez vite son avance sur une nouvelle pénalité de Montgomery (12-6, 50e).
L'Angleterre, qui avait les ballons, cherchait à jouer devant la défense sud-africaine mais ce sont les Boks qui creusaient l'écart sur une pénalité lointaine de Steyn (15-6, 62e). Entre-temps, Toby Flood avait méchamment poussé Montgomery à l'intérieur de l'en-but. L'arrière Boks finissant sa course derrière les panneaux publicitaires et renversait une caméra.
La sortie de Joe Worsley, qui venait à peine de rentrer en jeu, obligeait l'Angleterre a faire entrer le demi de mêlée remplaçant Peter Richards en troisième ligne (71e).
La plupart du temps dans le camp adverse, le Quinze de la Rose essayait de marquer l'essai qui aurait relancé son combat pour conserver son titre. Mais son jeu assez prévisible était facilement contré par le rideau défensif adverse. Au fil des minutes, la chute du tenant devenait toujours plus inéluctable alors que les Sud-Africains semblaient très confiants. Un dernier drop manqué de Wilkinson résonnait comme un aveu d'impuissance (71e). AP
xdes/petr
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