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Suppression du prologue, suppression des bonifications, et des étapes plus courtes et souvent très musclées. Le parcours de la 95e édition du Tour de France, révélé jeudi, est très novateur.
"Le but de l'opération est qu'il n'y ait pas une équipe qui domine. En mettant des pièges dans toutes les étapes, on veut éviter qu'il y ait un rouleau compresseur qui avance", explique Jean-François Pescheux, le directeur des services sportifs du Tour de France.
"Les étapes seront plus courtes, avec de nouvelles difficultés pour éviter de permettre aux coureurs de recourir à leur habitude: ils reconnaissaient le parcours, ils savaient les endroits où allait se jouer le Tour, ils repéraient trois endroits en se disant que tout se jouerait là, et c'était fini... Aujourd'hui, le but et que tout se joue à chaque étape, que tous les jours on puisse gagner ou perdre le Tour de France."
La suppression du prologue et des bonifications fait que jusqu'au contre-la-montre de la 4e étape à Cholet, tout se jouera à la place.
"Si un coureur prend le maillot jaune le premier jour, il faudra le défendre. Sans bonification, il faudra qu'il soit placé à l'arrivée pour le garder. Cela implique une nouvelle tactique, une nouvelle méthode, une nouvelle stratégie de course", souligne Jean-François Pescheux. "Avant on protégeait le maillot jaune et on visait seulement ensuite la victoire d'étape. Là, tout va changer".
La suppression du prologue a été décidée il y a deux ans quand la région Bretagne s'est vu attribuer le Grand Départ 2008.
"Ce qu'on n'aimait pas ces dernières années, c'est qu'il y avait une course figée, avec un prologue qui déterminait le maillot jaune, puis le premier rendez-vous arrivait avec un contre la montre ou la première arrivée en montagne et entre les deux le même scénario: une échappée, un peloton qui court après l'échappée et au final un sprint massif. Avec cette nouvelle donne, la balle est dans le camp des coureurs et des équipes. A eux de faire le spectacle", analyse Pescheux.
Si une étape de haute montagne a été supprimée, ce ne sera pas au détriment du suspense.
"Il y a plus de moyenne montagne donc plus d'étapes à pièges", explique-t-il. "On essaye que chaque jour il se passe quelque chose sur la route du Tour. Dès qu'on a pu incorporer des difficultés même moyennes, on l'a fait".
Le Tour 2008 comprendra cinq étapes de haute montagne, et quatre de moyenne montagne, et deux contre la montre pour un parcours d'environ 3.550 kilomètres. AP
jlc/cov
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