Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Sans une bourde de son gardien débutant Sébastien Frey qui l'a conduite à concéder le match nul (2-2) face aux Ukrainiens mercredi soir à Kiev, la France aurait fêté en beauté sa qualification pour l'Euro 2008 au terme d'un parcours marqué par quelques moments de doute et l'émergence d'une nouvelle génération.
Avant cette sortie glaciale en Ukraine, la France était déjà qualifiée pour l'Euro austro-suisse grâce au succès de l'Italie en Ecosse (2-1), le samedi précédent. Mais, à l'instar de leur sélectionneur Raymond Domenech, les Tricolores voulaient montrer que leur qualification était justifiée et ne devait rien au champion du monde italien.
Le contrat a été rempli face à une bonne équipe d'Ukraine remise en selle par la faute de Frey alors que la France menait d'un but (2-1).
"L'objectif pour nous était de montrer qu'on n'avait besoin de personne pour se qualifier. Il fallait un nul, on l'a fait. Il y a eu ce qu'il fallait, même si on a souffert par instants", a déclaré Domenech au coup de sifflet final.
Avec ce score de parité en Ukraine, la France termine deuxième de la poule B, une des plus difficiles de ces éliminatoires. Elle est devancée par l'Italie, son principal grand adversaire, mais pas le seul. Ainsi l'Ukraine s'avançait auréolée de sa place de quart de finaliste du dernier Mondial alors que l'Ecosse aura constitué un challenger dangereux jusqu'au bout.
La France s'est compliqué la tâche en s'inclinant par deux fois face au Ecossais (1-0 et 0-1). Mais ces échecs n'ont pas déstabilisé une formation tricolore restée invaincue face à l'Italie et l'Ukraine.
"On a pris deux claques après l'Ecosse qui nous ont mis dans le doute, mais on a toujours été en situation de se qualifier", a souligné Raymond Domenech.
Ces deux défaites comme le match nul à Kiev aboutissent toutefois à placer la France dans le quatrième chapeau lors du tirage au sort des poules du championnat d'Europe le 2 décembre prochain.
Au pire, les vice-champions du monde pourraient être versés dans un groupe comprenant les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Italie. Raymond Domenech a déjà assuré ne pas se préoccuper de cette situation.
Le sélectionneur tricolore n'a pas caché qu'il aurait aimé un véritable enjeu au match contre les Ukrainiens afin d'aguerrir la génération montante dont une partie se retrouvera dans le groupe des 23 pour le championnat d'Europe. Depuis le Mondial, Domenech a fait débuter treize joueurs. Huit étaient du voyage en Ukraine. Six y ont joué.
Le patron des Tricolores ne fait pas mystère que le prochain Euro servira à préparer la Coupe du monde en 2010 en Afrique du Sud. S'ils auront du mal à être titulaires en Suisse et Autriche en juin prochain, les jeunes auront, en revanche, l'occasion de se rôder.
La France portera toutefois des ambitions légitimes à l'Euro en s'appuyant sur ses cadres dont Claude Makelele et Lilian Thuram, les deux "vétérans", qui se sont déclarés disponibles. Avec les retours de Willy Sagnol et de Grégory Coupet, la défense devrait rester aussi solide que sur la route de l'Euro. Avec cinq buts en douze sorties, la France présente la meilleure défense des éliminatoires avec les Pays-Bas et la République tchèque.
L'attaque aussi paraît prometteuse avec l'éclosion de Karim Benzema et les confirmations apportées par Nicolas Anelka, tandis que Thierry Henry demeure irrésistible et a amélioré son record en sélection à Kiev (44 buts). AP
xdes/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|