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actu & culture


NIMES - lundi 10 decembre 2007 à 18h56

Natation: Laure Manaudou tourne définitivement la page italienne



Laure Manaudou a définitivement clos son expérience italienne ce week-end aux championnats de France de Nîmes (petit bassin).

En s'affichant avec le Mulhousien Benjamin Stasiulis, la Française a apparemment mis un terme à son idylle avec l'Italien Luca Marin, entamée en août 2006, au lendemain des Euros de Budapest.

Lassée des méthodes de son entraîneur Philippe Lucas et soucieuse de se rapprocher de son compagnon, Laure Manaudou avait choisi, le 8 mai 2007, de rejoindre Paolo Penso au club de LaPresse à Turin.

Après quatre mois d'une collaboration mi-figue mi-raisin, le divorce est consommé à l'Open de natation à Paris (2-5 août 2007). Marco Durante, président du club de LaPresse, licencie alors la championne olympique en raison de son manque d'investissement.

Début septembre, pour retrouver un peu de sérénité à 12 mois des Jeux olympiques de Pékin, Laure Manaudou opte pour une solution familiale et rejoint son frère aîné Nicolas, 23 ans, à Ambérieu-en-Bugey (Ain), fief du clan Manaudou.

Ce week-end, à l'occasion des championnats de France de Nîmes (petit bassin), la Française a définitivement tourné la page italienne en s'affichant avec Benjamin Stasiulis, 21 ans comme elle. Mais en cette année olympique, changement de stratégie de communication. "J'ai décidé de ne plus parler de ma vie privée", a déclaré Laure Manaudou. Un silence radio respecté par le Mulhousien: "cela ne regarde pas les journalistes. Je préfère garder le silence sur ce point".

Convaincante à la coupe du monde de Berlin (17-18 novembre), où elle a battu le record d'Europe du 200m en petit bassin (1'53"48), puis poussive lors de la coupe de France à Montpellier (23-25 novembre), seulement 4'09"18 sur 400m alors que son record du monde est de 4'02"13, Laure Manaudou s'est contentée de trois breloques dans le Gard: l'or sur 200m nage libre (1'53"88) et l'argent sur 100m nage libre (53"93) et 100m 4 nages (1'00"68).

La saison dernière, à Istres, la Française avait rafraîchi sept marques nationales et empoché huit médailles d'or. "J'ai réduit mon programme pour arriver fraîche aux Euros de Debrecen", a confirmé Laure Manaudou. "Je n'aime pas me faire battre mais je travaille beaucoup en ce moment pour combler un manque de puissance".

Benjamin Stasiulis, licencié au Mulhouse Olympic Natation, s'adjuge quant à lui trois victoires, agrémentées de trois références nationales: 24"33 sur 50m dos, 52"22 sur 100m dos et 1'52"11 sur 200m dos. "Trois titres et trois records, c'est beau", admet le protégé de Lionel Horter qui a emmené Roxana Maracineau au titre mondial du 200m dos en 1998. "Avec mon entraîneur, nous sommes sur la bonne voie. Le dos, c'est sa spécialité, il sait comment emmener un nageur au niveau olympique. Il a juste à me montrer le chemin".

L'autre locomotive de la natation tricolore, le sprinter Alain Bernard, a enterré les doutes nés de sa défaite face au Marseillais Fabien Gilot lors de l'étape de coupe de France à Montpellier (23-25 novembre). Vainqueur du 50m nage libre en 21"24 (deuxième meilleur chrono de l'année) et du 100m nage libre en 46"44 (record de France et deuxième meilleure performance de l'année), le colosse antibois a retrouvé la sérénité qui lui avait permis de réaliser 48"12 en juin dernier, troisième meilleure performance de tous les temps sur 100m nage libre.

"Le sprint français est plein boom", remarque l'Antibois de 24 ans. "La concurrence est omniprésente, ce n'est jamais gagné d'avance. Fabien Gilot et Amaury Leveaux sont dans mon sillage".

"Actuellement, nous assistons à des luttes d'influence pour savoir qui va s'emparer du leadership en sprint", analyse le Directeur technique national (DTN) Claude Fauquet. "Nos sprinters progressent à chaque sortie, mais leurs adversaires travaillent aussi. Je partage l'avis de l'entraîneur de VDH: le record du monde du 100m nage libre sera battu aux Jeux Olympiques".

En attendant, place aux championnats d'Europe de Debrecen (13-16 décembre), première échéance internationale sur la route des JO. Au total, 41 nageurs français feront le déplacement en Hongrie. L'an passé, aux Euros d'Helsinki (petit bassin), les Français s'étaient adjugés 11 médailles (cinq d'or, trois d'argent et trois de bronze). AP

mar/cre/sb