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actu & culture


PARIS - jeudi 06 mars 2008 à 11h17

Cyclisme: le nombre de contrôles antidopage doublé sur Paris-Nice



L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a annoncé jeudi que les contrôles antidopage effectués sur le prochain Paris-Nice cycliste (9 au 16 mars) seront doublés par rapport aux années précédentes.

"Le nombre de contrôles va doubler et nous allons rendre plus aléatoire la stratégie des contrôles", a déclaré Jean-Pierre Verdry, le directeur du département des contrôles au sein de l'AFLD.

L'an dernier, 32 contrôles antidopage avaient été effectués sur Paris-Nice qui se courrait sous l'égide de l'Union cycliste internationale (ICI). En raison du différend sur le ProTour opposant l'UCI et Amaury Sport Organisation (ASO), l'organisateur de ce Paris-Nice, la "Course au soleil" est cette saison inscrite au calendrier des compétitions nationales françaises.

Il en résulte, que conformément aux dispositions du Code du sport, l'AFLD, autorité publique indépendante, signataire du Code mondial antidopage, est chargée de mettre en oeuvre pour cette manifestation les actions de lutte contre le dopage.

Des prélèvements sanguins et urinaires seront effectués par deux médecins préleveurs au lieu d'un, annonce Pierre Bordry, le président de l'AFLD, qui souhaite la plus grande "rigueur" possible, pour éviter toute contestation ultérieure des méthodes de prélèvement. Des prélèvements capillaires seront effectués, mais il ne sera procédé à leur analyse "à titre complémentaire" que si les échantillons d'urine et de sang sont positifs.

Il sera tenu compte par l'Agence des autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) délivrés aux coureurs par l'UCI. "Nous ne sommes pas le bras armé d'ASO mais une autorité indépendante", tient à rappeler Pierre Bordry. L'AFLD pourra prononcer des sanctions en cas de dopage, qui s'imposeront à toute entité signataire du code mondial antidopage, dont l'UCI.

"Les suspensions disciplinaires qui pourraient être décidées par le collège de l'Agence s'imposeront, en application des dispositions de l'article 10.9 du Code mondial antidopage, à toute compétition ou activité organisée par un signataire du code", rappelle Pierre Bordry.

Les modalités des contrôles basés sur l'application du Code mondial antidopage ont été présentées aux directeurs sportifs des équipes engagées sur Paris-Nice. "Les représentants des cyclistes rencontrés ne sont pas hostiles au programme proposé", souligne Pierre Bordry.

Un bras de fer oppose l'UCI à ASO concernant Paris-Nice. ASO a refusé de voir sa course "déclassée" dans un calendrier européen nouvellement créé par la Fédération internationale. Pour l'UCI, Paris - Nice est illégal hors de son propre calendrier. Elle menace les coureurs de six mois de suspension en cas de participation.

"Je n'interviens pas dans le bras de fer ASO-UCI. Nous (l'AFLD) répondons de façon négative à toute pression. Nous défendons l'intérêt des cyclistes qui veulent gagner des courses sans se doper", explique Pierre Bordry. AP

jlc/cov/ll




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