Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le président français Nicolas Sarkozy "prendra sa décision" de recevoir le dalaï lama ou pas "le moment venu", a expliqué mercredi le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
"Il prendra sa décision le moment venu, et en fonction de l'évolution de la situation", a-t-il dit lors du compte-rendu du Conseil des ministres.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade se sont déjà déclarés prêts à recevoir le dalaï lama lors de sa venue en France en août, qui coïncidera avec les Jeux olympiques à Pékin.
Le dalaï lama n'a jamais été reçu en tant que tel à l'Elysée et à Matignon. Il a seulement été reçu une fois, à titre privé, par François Mitterrand en 1993 et une autre fois, avec d'autres prix Nobel, pour un déjeuner à l'Elysée en 1998.
Pékin a dénoncé les propos de M. Kouchner et de Mme Yade, dans un communiqué publié mercredi par le gouvernement. "Le gouvernement chinois s'oppose résolument aux activités séparatistes (du dalaï lama) dans d'autre pays en quelque nom que ce soit et à ses contacts officiels avec tout autre pays sous quelque forme que ce soit", a lâché le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang.
Pour le régime communiste, "les événements de Lhassa prouvent une nouvelle fois que le dalaï lama n'est pas une personnalité purement religieuse mais un exilé politique se livrant à des activités destinées à séparer la Chine et saper la stabilité nationale et sociale sous le couvert de la religion et la bannière de la paix".
"Tout pays respectant l'objectivité et la justice comprendra et soutiendra les mesures légales et nécessaires prises par la Chine pour sauvegarder la stabilité sociale et protéger la sécurité de son peuple ainsi que de ses propriétés", a ajouté M. Qin. AP
co-st/com
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|