Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID : Ok
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PEKIN - mardi 08 avril 2008 à 08h08

JO: Pékin condamne fermement les incidents de Londres et de Paris; le CIO s'interroge sur l'abandon du relais planétaire de la flamme



La Chine condamne fermement les incidents qui ont émaillé cette semaine le passage de la flamme olympique en Europe, à Londres et à Paris, où des mouvements de protestations dénonçant l'attitude de Pékin à l'égard du Tibet ont eu raison d'importants dispositifs de sécurité.

Après ces incidents, les responsables du Comité international olympique (CIO) actuellement à Pékin pour les dernières réunions préparatoires avec le Comité chinois s'interrogent sérieusement sur le bien-fondé ou la nécessité d'un parcours international de la flamme.

Kevan Gosper, un membre australien du CIO et responsable de la commission presse, a souligné qu'il était personnellement opposé à ce relais planétaire. La flamme doit s'arrêter dans 21 villes en dehors de la Chine continentale. Le concept de ce relais international avait commencé avec les Jeux de Sydney en 2000.

"Je crois que les événements au Tibet étaient potentiellement porteurs de protestation. Je crois fermement que nous aurions dû nous en tenir à notre première décision et faire simplement partir la flamme d'Olympie vers le pays hôte", a dit Gosper en soulignant que les responsables du CIO avaient averti le Comité chinois que les étapes de Londres, Paris et San Francisco seraient "sensibles".

Alex Gilady, son collègue israélien au sein du CIO, a également déclaré que le Comité international olympique a déjà discuté de l'abandon du relais international après Pékin.

L'Irlandais Patrick Hickey également membre du CIO, s'interroge aussi sur l'avenir de ce type de relais. "Nous devrons examiner cette question", a dit Hickey qui est le président de l'association des 49 comités olympiques européens.

Pour la Suédoise Gunilla Lindberg, les manifestations entourant ce relais "endommage le mouvement olympique". "Utiliser la flamme de cette manière est presque un crime. Elle est la propriété du CIO, ce n'est pas une flamme chinoise", a dit cet autre membre du CIO.

"Tout ce que je peux dire c'est que nous sommes désespérément déçus", a conclu Kevan Gosper.

Mardi, la Chine, qui affirme qu'elle ira jusqu'au bout du relais mondial, a condamné "la perturbation délibérée du relais de la flamme olympique par les mouvements séparatistes tibétains qui ont manqué de respect à l'esprit olympique et aux lois françaises et britanniques", peut-on lire mardi dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères chinois publié sur son site internet.

"Leurs méprisables actions ternissent le noble esprit olympique et représentent un véritable défi lancé aux milliers de personnes amoureuses des JO à travers le monde", ajoute-t-on.

Le ministère chinois récuse par ailleurs les informations diffusées lundi par les médias français selon lesquelles la flamme aurait été éteinte à plusieurs reprises par les organisateurs du relais pour des raisons de sécurité.

"Les informations relayées par la presse étrangère sont erronées", affirme une porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un autre communiqué.

"L'organisation du relais a été temporairement modifiée afin de protéger la sécurité et la dignité de la flamme olympique", précise Jiang Ju.

Londres avait été la première ville européenne à envoyer un signal fort aux autorités chinoises en perturbant la traditionnelle cérémonie de relais de la flamme, prélude aux Olympiades de Pékin qui débuteront le 8 août prochain. La police britannique avait procédé à l'arrestation de 35 personnes.

A Paris, l'opération a tourné au fiasco. C'est avec d'immenses difficultés que la torche, éteinte et mise à l'abri dans un autocar à plusieurs reprises par les organisateurs, a atteint sa destination finale, à l'issue d'un parcours émaillé de très nombreux incidents, et dont les dernières étapes ont tout simplement été annulées. Une vingtaine de personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre. AP

og-ma/v0