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actu & culture


PARIS - mardi 22 avril 2008 à 15h15

Paris SG: la clé du maintien appartient aux joueurs, déclare Alain Cayzac


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Alain Cayzac, le président démissionnaire du Paris SG, a estimé mardi que "c'est les joueurs qui ont la clé" concernant le maintien en Ligue 1 du club de la capitale.

"Ils doivent avoir l'instinct de survie. Le destin du Paris SG est dans leurs pieds. L'union sacrée entre joueurs est capitale. C'est la dernière chose que j'ai demandé à Pedro Pauleta et Sylvain Armand avant de remettre ma démission", a-t-il dit, après avoir révélé au cours d'une conférence de presse au Parc des Princes, avoir tout tenté, dont l'instauration d'une sorte de prime de maintien, pour motiver les joueurs d'un club en perdition.

"Je me suis dit: il faut que j'invente un système de primes match par match pour finir la saison", a révélé Alain Cayzac. En début de saison, il avait été décidé qu'aucune prime ne serait accordée aux joueurs au-delà de la 10e place de la Ligue 1. La lente descente aux enfers a fait changer le discours. A quatre journées de la fin du championnat, le Paris SG est premier relégable, à trois points de Toulouse, le premier non relégable.

Alain Cayzac a aussi annoncé qu'il avait songé faire venir Gérard Houllier comme manager général, afin d'épauler Paul Le Guen pour la fin de saison et l'année prochaine, mais que le Directeur technique national a refusé l'offre. Il avoue aussi avoir eu une idée d'"autogestion".

"Je voulais demander à Pedro Pauleta de former l'équipe pour les quatre derniers matches et que tout le monde soit derrière lui. Mais je n'ai pas eu le temps de creuser cette idée", a-t-il dit. "J'ai aussi pensé faire venir José Mourinho (ex-entraîneur de Chelsea) ou faire appel à un préparateur psychologique, style Yannick Noah ou Philippe Lucas (ex-entraîneur de Laure Manaudou) ou encore Daniel Costantini (ex-entraîneur des champions du monde de handball) mais cela devait se faire dans l'harmonie et la déroute l'a empêché..."

La défaite 3-0 à Caen samedi lors du match "le plus important de l'histoire du Paris SG" a en effet précipité le changement. Sébastien Bazin, responsable pour l'Europe du fonds d'investissement américain Colony Capital et actionnaire principal du Paris SG, a décidé le week-end dernier de nommer au poste de conseiller sportif du club Michel Moulin, créateur du journal d'annonces "Paru-Vendu".

"L'actionnaire désirait que je reste en place sans influence sur le sportif, j'ai dit 'non'", explique Alain Cayzac, arrivé à la présidence du PSG il y a 18 mois. "Je n'ai pas participé à ce choix. Etre un président d'opérette ne m'intéresse pas. Un président dépossédé du domaine sportif, il ne lui reste qu'à tailler les crayons".

Alain Cayzac estime qu'il faut "remettre tout en cause" au Paris SG et annonce qu'un président par intérim devrait être nommé dans les prochains jours. Il ne voile pas sa part de responsabilité.

"J'aurais dû exercer plus de pression auprès des actionnaires. Quand je suis arrivé, Pierre Blayau (l'ex-président) m'a dit: 'Si tu ne demandes pas 50 millions d'euros, tu es cuit!'", explique Cayzac. "J'aurais dû probablement insister pour prendre Claude Makelele en fin de saison dernière. Il serait venu. Les actionnaires m'ont dit qu'il fallait gérer la masse salariale".

Il défend Paul Le Guen mais reconnaît que l'attaquant Pedro Pauleta, écarté une partie de la saison par son entraîneur, est un joueur capital pour une formation à l'attaque transparente. "Pedro est plus un leader technique qu'un leader de vestiaire. Il s'avère qu'il est un joueur déterminant".

Cayzac reconnaît aussi des erreurs psychologiques. "La rencontre Lens-Sochaux (3-2) nous a fait mal. On a regardé le match à la télé, les joueurs aussi. C'était une erreur de management".

Enfin, Alain Cayzac revient sur le cas des joueurs. "Je leur en veux collectivement d'avoir eu peur. Certains n'ont pas assumé leur leadership et se sont présentés au Parc des Princes la peur au ventre. Mais j'en veux plus à certains qu'à d'autres", a-t-il ajouté, sans donner de noms. AP

jlc/cov/mw