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La commission des athlètes du Comité international olympique (CIO) s'est prononcée jeudi contre toute manifestation de protestation lors des prochains JO de Pékin, organisés par la Chine, décriée concernant sa politique des droits de l'homme.
La commission s'est déclarée défavorable à toute manifestation des athlètes, que ce soit le simple port d'un badge jusqu'à un éventuel boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux, dont le coup d'envoi sera donné le 8 août dans la capitale chinoise
"Nous respectons leur indépendance (NDLR: des athlètes) et leur droit à s'exprimer, mais nous ne sommes pas prêts à sacrifier les enceintes des Jeux pour ce droit", a déclaré Bob Ctvrtlik, membre américain de la commission.
Cette commission du CIO qui est formée de nombreux ex-médaillés d'or olympique, estime que les athlètes doivent se soumettre à la Charte olympique qui banni les manifestations.
Lors du passage de la flamme olympique en France, de nombreux athlètes avaient porté un badge indiquant "Pour un monde meilleur". La Chine est décriée pour sa politique en matière des droits de l'homme, la répression des émeutes au Tibet et sa connivence avec le Soudan condamné par la communauté internationale pour les événements au Darfour.
"Nous avons vu que certains voulaient utiliser les athlètes à des fins politiques. Notre force est de rester hors des enjeux politiques", a déclaré Sergueï Bubka, le président de la commission des athlètes. "Il y a de nombreux conflits dans le monde. Si vous les laissez pénétrer (les enceintes olympiques), vous pouvez détruire le mouvement".
Bubka, ex-champion olympique de la perche, dit n'avoir reçu aucune lettre d'athlète revendiquant le droit de protester.
David Douillet, le double champion olympique français de judo, avait proposé que les athlètes puissent porter en Chine le badge "Pour un monde meilleur".
Bubka indique qu'il a dit à Douillet de profiter de la réunion de la commission des athlètes cette semaine pour exprimer ses doléances.
"Jusqu'à maintenant, nous n'avons reçu aucune lettre, aucune demande", a dit Bubka. "Ce badge est clairement politique. Ce n'est pas admissible. Comme athlètes nous devons concourir avec les règles et les accepter".
Sur les 20 membres de la commission des athlètes, 13 étaient présents à Lausanne, dont le Marocain Hicham El Guerrouj et le Russe Alexandre Popov. Ils ont unanimement pris la défense de l'Article 51.3 de la Charte qui interdit "toute propagande politique, religieuse ou raciale" sur les "sites olympiques". AP
jlc/v
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