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actu & culture


PARIS - vendredi 25 avril 2008 à 13h09

Rugby: Toulouse, décimé, compte sur son expérience face au London Irish



Dernier représentant français sur la scène européenne, le Stade Toulousain décimé par les blessures s'appuiera sur son expérience du haut niveau lors de sa demi-finale de Coupe d'Europe samedi après-midi à Twickenham contre le club anglais des London Irish.

L'habitué et le néophyte ont rendez-vous sur le gazon fétiche du Quinze de la Rose, avec d'un côté, le Stade Toulousain, sept demi-finales et trois trophées à son bilan européen et, de l'autre, les London Irish qui atteignent le dernier carré pour la première fois à l'occasion de leur troisième campagne en Coupe d'Europe

En retrouvant le cadre de leur finale perdue face au Wasps en 2004, les Toulousains n'auront pas l'impression de jouer sur terrain neutre. Reading, le fief des London Irish, n'est pas bien loin de la banlieue de Londres et les supporters anglais devraient faire plus de bruit que la poignée de fans venus de la ville Rose.

"Les gens disent que nous sommes favoris mais ce n'est pas vrai, et je crois que les circonstances ne jouent pas en notre faveur", prévient Byron Kelleher, le demi de mêlée néo-zélandais de Toulouse. "Nous avons disputé des matches énormes et difficiles ces dernières semaines et le facteur fatigue pourrait s'avérer problématique. De plus nous devons nous déplacer et Toulouse ne s'est pas bien comporté en matches à l'extérieur dans cette compétition."

En phase de poules, Toulouse a perdu ses deux principaux matches en déplacement à Leicester et contre le Leinster à Dublin. Quatrième à l'issue du premier tour, Toulouse avait eu l'avantage de recevoir Cardiff en quarts (41-17).

Bien parti pour figurer dans le dernier carré du TOP 14 (2e derrière Clermont), le Stade Toulousain rêve d'une cinquième finale continentale même si elle étirerait un peu plus une saison déjà interminable en raison de la Coupe du monde.

Clément Poitrenaud, Florian Fritz, Gaffie Du Toit, Maleli Kunavore, Jean-Baptiste Poux sont sur le flanc. Depuis samedi dernier, l'infirmerie accueille un nouveau pensionnaire de marque en la personne de l'ailier Vincent Clerc, le meilleur marqueur d'essai toulousain au plan européen cette saison (5 essais).

L'hécatombe frappe surtout les trois-quarts et si Valentin Courrent, qui peut couvrir les deux postes de la charnière n'est pas rétabli de sa blessure aux quadriceps, Guy Noves, le manager toulousain, pourrait être réduit à ne pouvoir aligner qu'un seul trois-quarts parmi les remplaçants. De quoi s'inquiéter sérieusement pour une équipe dont la force repose sur le jeu des lignes arrières.

Le pack toulousain va devoir relever le défi de la conquête, notamment en touche. L'alignement constitue le gros point fort des London Irish avec ses deux tours de contrôle aérien que sont le capitaine Bob Casey et Nick Kennedy, qui culminent tous deux à deux mètres.

En quarts de finale, Perpignan s'était ainsi vu priver de munitions. Pour le reste, les Catalans battus 20-9 avaient commis trop de fautes pour exister et manqué de capacité d'adaptation.

Brian Smith, l'entraîneur des London Irish ne cache pas son intérêt pour le jeu de mouvement des Toulousains que son équipe a cherché à copier (NDLR: elle a inscrit 25 essais en coupe d'Europe)

"Les Toulousains jouent le ballon, ils tentent des choses et sont très offensifs. Ils ont servi de modèles aux London Irish", souligne Smith.

Pour l'instant c'est le maître qui a le plus souvent donné la leçon à l'élève et en quatre confrontations entre les deux formations, les Toulousains totalisent trois victoires.

L'autre demi-finale, dimanche à Coventry, s'annonce aussi ouverte entre la province irlandaise du Munster et les Saracens. Le Munster concourt au paradoxe du rugby irlandais à la peine avec sa sélection mais performant avec ses clubs et notamment avec le Munster, consacré au plan continental en 2006 après deux finales perdues.

Les équipiers de Paul O'Connell ont fait grosse impression en allant valider leur ticket pour les demis sur le terrain de Gloucester, le leader du championnat anglais. Mais les Saracens, qui n'avaient jamais dépassé le stade des poules lors de leurs trois précédentes participations, étonnent eux aussi. Les Anglais n'ont toutefois jamais battu les Irlandais en deux confrontations. AP

xdes/petr