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actu & culture


AUSTIN - lundi 28 avril 2008 à 12h01

NBA: Mahinmi en mode mineur



Pour satisfaire à ses besoins de main-d'oeuvre, afin aussi de mieux couvrir le territoire national, la NBA s'est dotée d'un championnat mineur, une ligue dite de développement. Pour faire simple, elle a été baptisée D League et abrite notamment le joueur français des San Antonio Spurs, Ian Mahinmi. Au sein d'une compétition regroupant 14 formations réparties en trois divisions, Mahinmi opère pour le compte des Toros d'Austin (Texas).

Tous liés à des franchises NBA, ces clubs accueillent des joueurs de 1ère ou 2e année -à l'image du pivot tricolore drafté par San Antonio en 2005- susceptibles de faire l'objet d'un "call-up" (contrat de dix jours) à l'étage supérieur pour des montants... trois fois supérieurs à leurs émoluments annuels!

Inutile donc de préciser que chacun considère cette D League comme un passage parfois obligé, mais toujours temporaire si possible.

"A Austin, on joue parfois devant 2.000 personnes et il paraît que, à l'échelle de cette Ligue, c'est presque un record", sourit Mahinmi, qui prend son mal en patience, incapable pour l'instant de se faire une place aux côtés de Tony Parker dans l'effectif des tenants du titre.

Le Français, assez dominateur à ce niveau pour avoir été invité au All Star Game en février à La Nouvelle-Orléans, peut désormais porter un jugement plus précis sur son nouvel environnement.

"Les cinq meilleures équipes de D League auraient, au plan du jeu, leur place dans le championnat de France. Et puis il y a quand même une trentaine de joueurs sous contrat NBA, dont quelques premiers tours de draft qui passent comme moi par ce purgatoire. Cela permet de relever le niveau moyen", estime le pivot des Toros.

Avec un salaire mensuel moyen de 3.000 dollars (contre 5,3 millions pour une saison NBA), ces joueurs ont souvent du mal à se reconnaître derrière le slogan de la D League qui, en toute modestie, clame: "The NBA dream starts here" (Le rêve NBA commence ici).

"En fait, il y a ici trois catégories de gars", explique Mahinmi. "Ceux que le système NBA a rejeté ou oublié, ceux qui comme moi auront droit à une seconde chance et puis tous les autres".

Ceux-là, c'est-à-dire l'immense majorité, font à contrecoeur le grand saut pour entamer une vraie carrière pro au sein des championnats européens. Une fois de ce côté-ci de l'Atlantique, ils trouvent (souvent) de meilleurs salaires et (parfois) une véritable reconnaissance sportive. Loin des feux de la NBA, mais loin aussi des zones d'ombre de la D League. AP

xanl/petr/mw




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