Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
L'Union cycliste internationale (UCI) a présenté vendredi la mise en place de son programme de "passeport biologique" destiné à lutter contre le dopage et a annoncé que 23 coureurs étaient d'ores et déjà ciblés.
L'UCI s'apprête à sortir les passeports de 854 cyclistes professionnels qui fournissent régulièrement des échantillons de sang et d'urine servant à établir leurs profils.
"Nous assistons à un changement majeur au plus haut niveau du sport", s'est félicité le président de l'UCI, Pat McQuaid, au cours d'une conférence de presse. "Nous sommes tous conscients que le cyclisme a un problème de dopage et qu'il doit s'occuper d'un problème de dopage depuis 40 ans. Nous devions nous y attaquer avec une immense campagne au cours de laquelle nous avons bombardé les athlètes avec des tests, et le passeport biologique nous a donné cette possibilité."
Jusqu'à présent, environ 2.100 tests ont été effectués. Au total, cinq contrôles positifs ont été enregistrés et 23 coureurs font l'objet d'une attention particulière en raison de leurs résultats.
"Il n'est pas inhabituel d'avoir des résultats de ce genre, et pour le moment il n'y a pas de souci", a tempéré McQuaid.
Une fois les profils biologiques établis, les infractions à la réglementation antidopage pourront être soupçonnées grâce aux fluctuations des différents marqueurs. Les résultats des analyses effectuées dans un laboratoire de Lausanne pourront être transmis à l'un des neuf experts d'un panel de l'UCI, qui pourront recommander des sanctions en l'espace d'une semaine.
La responsable du programme antidopage de l'UCI, Anne Gripper, a par ailleurs précisé que les contrôles antidopage classiques étaient toujours réalisés parallèlement au passeport biologique. Elle a rappelé que tous les coureurs qui prendront le départ du Giro le 10 mai prochain avaient déjà été contrôlés dans le cadre du passeport biologique. AP
petr/v0435
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|