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Après avoir ferraillé jusqu'au bout pour finir en tête la Premier League, Manchester United, le champion d'Angleterre, et Chelsea, son dauphin, croiseront le fer pour la conquête de l'Europe à l'occasion de la première finale anglo-anglaise de Ligue des champions, mercredi soir à Moscou.
Pour Manchester, déjà consacré en Coupe des clubs champions (1968), puis en Ligue des champions (1999), ce rendez-vous est l'occasion d'écrire une suite alors que pour Chelsea, qui atteint pour la première fois ce stade de la compétition, c'est une porte qui s'ouvre pour entrer dans la légende.
Ce choc entre titans du football mondial, opulents et surarmés, promet d'être tactique entre deux formations qui, ces dernières saisons, ont pu explorer et tenter d'exploiter la moindre faiblesse de l'adversaire.
Cette saison, Manchester United a impressionné toute l'Europe par l'étendue de son registre. La formation mancunienne a les capacités pour se montrer offensive et brillante comme par le passé mais elle sait, désormais, être aussi calculatrice et défensive quand il le faut.
Il serait injuste de réduire le talent de l'équipe de Sir Alex Ferguson au seul trident d'attaque que peuvent former Wayne Rooney, Carlos Tevez et la star portugaise Cristiano Ronaldo à la fois meilleur buteur de Premier League (31 buts) et de la Ligue des champions (7 buts).
C'est en fait tout un groupe qui s'affiche équilibré et performant, à commencer par la défense. Construite autour du duo axial Rio Ferdinand - Nemanja Vidic, elle n'a encaissé que 22 buts en 38 journées de championnat et un seul depuis les huitièmes de la Ligue des champions (face à Lyon au stade de Gerland, NDLR).
Pour autant, les Mancuniens semblent un peu moins frais physiquement, ce qui pourrait s'avérer préjudiciable pour se sortir des griffes d'une formation londonienne qui n'a pas son pareil pour faire déjouer sa rivale.
La virtuosité technique et la vitesse d'exécution de Ronado constitueront un poison pour la charnière londonienne Ricardo Carvalho - John Terry, réputée plus lente. Toutefois, le milieu de terrain très dense de Chelsea, avec Claude Makelele dans le rôle d'essuie-glace, est capable d'isoler l'international lusitanien et d'en réduire la menace.
Successeur de José Mourinho, Avram Grant, l'entraîneur de Chelsea, s'est surtout appliqué à gérer l'héritage du très médiatiaque coach portugais remercié en septembre dernier. Avec Grant, Chelsea a continué d'évoluer de manière assez prudente en s'appuyant en attaque sur Didier Drogba.
Toujours puissant, combattif et à l'affût de la moindre munition, l'Ivoirien est en forme et a été décisif en inscrivant deux des trois buts de la victoire londonienne en demi-finale retour contre Liverpool.
Chelsea a certainement un jeu moins léché et moins construit que celui de Manchester United mais énormément d'individualités, y compris sur le banc où patientent notamment Nicolas Anelka ou encore Andreï Chevtchenko.
Plus de 40.000 fans anglais des deux clubs devraient converger vers la capitale russe où il reste à espérer que la pelouse du stade Loujniki sera, elle aussi, à la hauteur de l'événement. AP
xdes/mw
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