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Franck Ribéry et Thierry Henry ont quitté leurs camarades prématurément jeudi lors du premier entraînement effectué en Suisse par l'équipe de France de football, afin de ne courir aucun risque inutile à quatre jours du premier match de l'Euro 2008 face à la Roumanie.
Alors que Patrick Vieira a non seulement couru mais frappé dans le ballon, atténuant ainsi l'inquiétude concernant la gravité de sa petite déchirure musculaire à la cuisse gauche, Ribéry et Henry ont quitté le stade de Lussy à Châtel-Saint-Denis, moins d'une demi-heure après le début d'un entraînement de 90 minutes. Les deux hommes s'étaient entretenus avec le sélectionneur Raymond Domenech au milieu du terrain, avant de déserter l'aire de jeu.
"C'est par précaution", a indiqué Yann Le Guillard, l'attaché de presse des Bleus. Ribéry avait été touché à la cheville lors de France-Colombie, le dernier match de préparation des Bleus disputé au Stade de France mardi (1-0). Les deux hommes ressentent "des petites douleurs", mais "rien de grave" depuis cette rencontre.
Sous un crachin permanent et devant 3.000 spectateurs téméraires, les autres Bleus ont participé à l'entraînement "fourre-tout" concocté par leur entraîneur, achevé par une opposition entre chasubles vertes et chasubles jaunes. Le principal enseignement de cette première prise de contact avec l'herbe helvétique restera la participation généreuse de Patrick Vieira. Le capitaine des Bleus avait déjà fait du vélo la veille à Clairefontaine avant de s'envoler pour la Suisse.
"Patrick a couru ce matin. Il avance. L'important est qu'il soit le mieux possible le 8 (juin) où il faudra prendre une décision", avait déclaré Domenech avant l'entraînement. En raison de l'apparition de la gêne de Vieira à Toulouse avant la rencontre contre le Paraguay (0-0), le sélectionneur avait décidé de rappeler Mathieu Flamini. Une décision définitive concernant Vieira sera prise avant la rencontre d'ouverture face à la Roumanie lundi à Zurich. Reste que l'optimisme est monté d'un cran jeudi concernant l'avenir à l'Euro austro-suisse du milieu de terrain de l'Inter de Milan.
Raymond Domenech a mis la pression sur sa troupe après l'emménagement mercredi soir des 50 membres de la délégation française dans le luxueux hôtel Mirador Kempiski, aux balcons avec vue imprenable sur le lac Léman et forteresse inexpugnable, même pour le plus zélé des paparazzi.
"Pour être à la hauteur de la qualité des installations, il va falloir qu'ils (les joueurs) soient performants" à l'Euro, a déclaré le "patron" des vice-champions du monde. "La salle de jeux a été envahie tout de suite, tout est très bien", a repris Domenech. "Surtout, ils sont coupés du reste. Personne ne peut les déranger, c'est un peu comme en Allemagne" en 2006.
Salle de musculation, piscine, auditoriums: toutes les commodités du Mirador vont bénéficier en exclusivité à l'équipe de France de football, puisque la Fédération française a réquisitionné les 74 chambres de l'imposant hôtel situé à 800 mètres d'altitude et accessible par une unique route depuis Vevey (Vaud). Un parc privé de deux hectares peut permettre aux joueurs d'entretenir leur forme par de petits footings en toute tranquillité.
Après ce premier entraînement où, selon Domenech, il s'agissait surtout de "s'agiter, transpirer, se décontracter sans idée d'organisation", les choses sérieuses vont débuter vendredi. Ce jour-là, "nous attaquerons véritablement les séances qui auront une incidence sur le match" face à la Roumanie, a-t-il dit. AP
jlc/cov/mw
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