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actu & culture


BORDEAUX - dimanche 22 juin 2008 à 17h56

Rugby: Toulouse s'offre une deuxième finale



Le Stade Français a perdu son titre de champion de France de rugby et Toulouse s'est offert une deuxième finale cette saison grâce à sa large victoire sur le club de la capitale 31-13 en demi-finale du championnat de France dimanche à Bordeaux.

Finaliste malheureux de la Coupe d'Europe fin mai, le Stade Toulousain, qui n'a rien gagné depuis 2005, tentera de mettre un terme à cette disette en affrontant samedi au stade de France Clermont Auvergne, qualifié par son succès relativement aisé sur Perpignan (21-7).

Ce sera l'affiche idéale à l'aune de la saison car Clermont a fini en tête de la phase de poules devant Toulouse.

Véritable "chat noir" des Toulousains en demi-finale avec trois victoires en quatre confrontations depuis dix ans, le club parisien est passé à côté de son sujet en seconde période après avoir fait jeu égal durant les quarante premières minutes (6-3 à la mi-temps).

Très présents en conquête et en défense, les joueurs de Guy Novès ont, après la pause, inscrit trois essais par Maxime Médard (1) et Yannick Jauzion (2) dont les deux derniers sont venus punir des pertes de balles parisiennes.

Les Parisiens étaient les plus mordants au coup d'envoi sous le soleil brûlant de Bordeaux. Ils confisquaient l'ovale et leur ouvreur Juan Hernandez pouvait tenter un premier drop qu'il ne cadrait pas (2e).

Les Toulousains dédaignaient un peu stupidement une pénalité qui leur offrait une occasion d'ouvrir le score (6e) mais ils entraient dans une bonne séquence. Le vétéran parisien Christophe Dominici sauvait son camp sur une chandelle de Jean-Baptiste Elissalde que Yannick Jauzion cherchait à convertir en essai (18e).

Un peu plus entreprenant, Toulouse ouvrait finalement le score sur une pénalité d'Elissalde (3-0, 20e). Puis sur une relance de Maxime Médard le Stade Français se mettait encore à la faute et Elissalde doublait la mise (6-0, 21e).

Le Stade Français réagissait et une pénalité d'Hernandez lui permettait de débloquer à son tour son compteur (6-3, 24e). Le même Hernandez expédiait une chandelle que son 3e ligne Sergio Parisse venait capter sous le nez des défenseurs adverses mais l'international italien lâchait la balle au moment d'aplatir (29e).

Auparavant, Hernandez avait tenté sans résultat un drop lointain et excentré (28e). Il rééditait sans plus de succès juste avant la pause (40e). Entre les deux, Elissalde n'avait pu convertir une pénalité frappée du milieu du terrain (32e).

Le Stade Toulousain s'envolait au score en début de deuxième période. Suite à un regroupement dans son camp, Maleli Kunavore jouait au pied dans le dos de la défense. Maxime Medard, titularisé exceptionnellement à l'arrière, surgissait tout droit et battait Julien Saubade à la course pour aplatir le premier essai de la rencontre (43e).

Elissalde transformait (13-3) avant de sortir, blessé aux cotes, cédant sa place à l'ouverture à Yannick Jauzion. Cette réorganisation ne perturbait pas trop les Toulousains qui engrangeaient encore trois points de pénalité avec Kunavore en nouveau buteur (16-3, 47e).

En perdant une balle sur un lancer en touche à quelques mètres de sa ligne, le Stade Français se mettait dans une situation difficile. Finau Maka était bloqué à quelques centimètres de l'essai mais l'action toulousaine se poursuivait et Jauzion venait marquer derrière les barres. Kunavore transformait de son pied gauche (23-6, 57e).

Une nouvelle perte de balle des Parisiens amenait le troisième essai Toulousain. Son crédit revenait encore à Yannick Jauzion qui, avec beaucoup de vista, profitait d'un positionnement approximatif de la défense parisienne (60e).

Pour le dernier match de leur entraîneur Fabien Galthié et celui de leur ailier international, Christophe Dominici, les champions sortants, cherchaient à sauver l'honneur. Il y parvenaient sur un essai de Jérôme Fillol suite à une action confuse au cours de laquelle un coup de sifflet avait stoppé l'élan défensif des Toulousains.

Hernandez passait la transformation. Cette réaction était, toutefois, bien trop tardive (28-13, 73e) pour inquiéter des Toulousains pourtant réduits à 14 après l'expulsion temporaire de Kunavore (72e). C'est même eux qui avaient le dernier mot avec un drop de Florian Fritz (31-13, 77e). AP

xdes/petr