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actu & culture


PARIS - vendredi 27 juin 2008 à 15h25

Rugby: Clermont a tous les atouts pour conquérir son premier titre



Les séries qui trottent dans les têtes des joueurs de Clermont Auvergne et de Toulouse, adversaires de la finale du championnat de France de rugby samedi soir à Saint-Denis, ne sont pas les mêmes. Mais elles sont tout aussi obsédantes et ils prient pour y mettre un terme.

En huit finales disputées depuis 1936, la formation clermontoise a toujours perdu. Au Stade Toulousain, détenteur du record de victoires en championnat (16), l'impatience gagne beaucoup plus vite. Voilà sept ans et justement un succès en finale sur Clermont que le Bouclier de Brennus n'a pas fait étape dans la Ville Rose. Une éternité ponctuée de deux titres européens (2003 et 2005) mais une éternité quand même pour un club qui a fait de la victoire un culte.

Jamais les Auvergnats n'ont paru aussi près de toucher du bois qu'à l'approche de cette finale à l'affiche idéale où, Clermont, l'indiscutable premier à l'issue de la saison régulière, sera opposé à son dauphin.

Ces deux dernières années, le numéro 1 à la fin de la phase de poules a toujours été champion. Cet argument statistique n'est pas le seul qui plaide en faveur de l'équipe entraînée par Vern Cotter. Ces derniers mois, le "gourou" néo-zélandais est parvenu à bâtir une machine à produire du jeu et a asphyxié l'adversaire par des mouvements balayant toute la largeur du terrain.

Clermont, qui possédait déjà un excellent finisseur avec son capitaine et ailier international Aurélien Rougerie, a rajouté une bonne charge de dynamite sous ses ailes avec l'arrivée de Napolioni Nalaga. Sans avoir joué tous les matches, le phénomène fidjien, aux raffuts percutants et aux sprints ravageurs, a inscrit 18 des 90 essais de son équipe cette saison.

Le principal danger pour les Auvergnats serait que l'enjeu prenne le pas sur le jeu. Quand le Brennus est à portée de mains, il faut savoir le saisir dans des bras vigoureux et ne pas gaspiller les occasions. Pour avoir négligé cette règle inhérente à tout match-couperet, les Clermontois avaient échoué l'an passé en finale face au Stade Français (23-18).

Il y a un mois, Toulouse a déjà perdu une finale, celle de la Coupe d'Europe qui l'opposait à la province irlandaise du Munster. C'est une grosse frustration que les hommes de Guy Novès ne veulent pas revivre samedi soir. Mais c'est une équipe émoussée par la succession des joutes et décimée par les blessures qui devra essayer de faire front.

Engagés dans l'aventure du XV de France en Coupe du monde à l'automne, les cadres toulousains comme Cédric Heymans, Yannick Jauzion, Thierry Dusautoir ou encore Fabien Pelous, ont énormément joué. Par ailleurs, après les demi-finales, la récupération des Toulousains a été amputée d'une journée au regard de celle des Clermontois. Ces derniers ont battu Perpignan (21-17) samedi dernier. Toulouse a dû patienter pour rencontrer et éliminer (31-13) le Stade Français, tenant du titre, le lendemain à Bordeaux.

Avec son effectif peuplé d'internationaux, Guy Novès a souvent eu l'embarras du choix avant de former son équipe. Son infirmerie trop pleine le place, aujourd'hui, plus dans l'embarras que dans le choix.

La plus grande incertitude concerne le titulaire à l'ouverture. Jean-Baptiste Elissalde, qui s'est recyclé au poste depuis l'arrivée de Byron Kelleher à la mêlée, a été blessé aux cotes en demi-finale. Lundi, il était forfait mais il est quand même du voyage dans la capitale et tout sera, sans doute, fait pour que Toulouse puisse aligner celui qui est aussi son buteur attitré.

D'autres Toulousains assisteront à la finale en spectateurs, à commencer par les trois internationaux Vincent Clerc, Yannick Nyanga et Clément Poitrenaud. AP

xdes/petr




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