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La championne olympique Laure Manaudou a disputé samedi la quatrième et dernière série du 400m nage libre des championnats d'Europe de natation en petit bassin à Helsinki avec un bonnet italien. Un clin d'oeil appuyé à son petit-ami Lucas Marin qu'elle a rencontré en juillet 2006 aux championnats d'Europe de Budapest.
Il s'agit d'une "première" dans l'histoire de la natation mondiale à en croire les officiels de la Ligue Européenne de Natation, dont le règlement, contrairement aux règles internationales fixées par la FINA, n'indique pas qu'un nageur doit obligatoirement arborer un bonnet sur lequel figure ses couleurs nationales.
"Ce n'est qu'un épiphénomène", a nuancé Francis Luyce, le président de la Fédération française de natation. "On m'a indiqué que Laure Manaudou avait déchiré son bonnet dans la chambre d'appel, au moment de prendre le départ de sa série."
Un argument peu convaincant que le président français s'est pourtant attaché à défendre : "C'est une étourderie de la personne concernée. Il n'y a pas d'"affaire Manaudou".
La semaine dernière, pour les championnats de France d'Istres en petit bassin, la protégée de Philippe Lucas avait déjà nagé plusieurs séries coiffée du bonnet italien. Vendredi à Helsinki, à l'issue de sa victoire en finale du 100 m dos, la Française de 20 ans avait également dévoilé un bonnet italien sous le bonnet officiel de l'équipe de France.
"Il faut continuer d'agir avec pédagogie auprès des nageurs de l'équipe de France pour leur rappeler certaines règles vis-à-vis de nos partenaires et équipementiers", a ajouté Francis Luyce.
La marque Tyr qui figure sur les bonnets français n'aura sans doute pas apprécié de voir la figure de proue de la natation tricolore porter un bonnet italien, certes, mais surtout frappé du logo du concurrent Arena. AP
cad/jlc
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