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Laure Manaudou a effectué une nouvelle démonstration sur 800m nage libre vendredi lors de la sixième journée des championnats du monde de natation à Melbourne.
Après ses médailles d'or sur 200m et 400m nage libre, plus l'argent sur 100m dos, la protégée de Philippe Lucas semble bien partie pour épingler une quatrième breloque indiviuelle à son tableau de chasse samedi en Australie. Elle a aussi obtenu le bronze lors du relais 4x200m nage libre.
La Française de 20 ans seulement a signé le meilleur chrono des séries en 8:25.65. Sa principale rivale, l'Américaine Kate Ziegler, a terminé deuxième à trois secondes (8:28.11). Et comme Manaudou détient le record d'Europe de la distance en 8:19.29, il est aisé de croire que la grande brune dispose d'une bonne marge de sécurité.
"Laure doit nager sa finale du 800m nage libre naturellement", a déclaré Philippe Lucas, son entraîneur charismatique. "Elle ne doit surtout pas suivre le rythme de ses adversaires. Elle n'a rien à perdre, il faut faire exploser la finale. Ziegler peut suivre, mais elle a l'air d'avoir souffert sur le 1.500m nage libre."
Laure Manaudou ne sera pas l'unique représentante française en finale du 800 libre. Sophie Huber s'est également glissée dans le dernier carré. En réalisant 8:29.66, la nageuse de Sarreguemines s'est adjugé le sixième temps des préliminaires et a franchi pour la première fois la barre des 8:30, cinq jours après avoir cassé celle des 4:10 sur 400m nage libre.
"Je suis contente, je réalise mon meilleur temps dès le matin, c'est plutôt prometteur", a noté Huber. "Pour l'instant, je passe une très bonne semaine: la médaille du 4x200m, j'améliore mes chronos, j'espère que cela va durer. Hier (jeudi) soir, nous n'avons pas eu le temps de savourer la médaille, mais cela motive pour la suite de la compétition."
La compétition d'Esther Baron aux championnats du monde de Melbourne débutait véritablement ce vendredi sur 200m dos, la distance dont elle détient le titre de championne d'Europe. Après un tour de chauffe sur 100m dos, l'autre nageuse de Philippe Lucas en équipe de France s'est hissée en finale avec le quatrième chrono des demi-finales en 2:10.55.
"Je suis satisfaite, mais j'ai mal aux jambes", a signalé Baron. "Kirsty Coventry est impressionnante, elle nage super bien."
Sur 50m papillon, les deux Françaises engagées ont fait un petit tour avant de s'en aller. La Mulhousienne Aurore Mongel, vingt-sixième en 27:87, et la Niçoise Camille Muffat, vingt-huitième en 27:92, n'ont en effet pas réussi à s'extraire des séries.
"Le 50m papillon, ce n'est pas mon truc", admet Aurore Mongel. "Je suis satisfaite d'avoir nagé sous les 28:00, dommage que je ne passe pas en demi-finale. Je pense que la médaille conquise jeudi avec le 4x200m m'a peut-être aidé. Depuis, nous sommes sur un nuage."
Autre déception, les sorties prématurées des tricolores sur 100m papillon. Amaury Leveaux, dix-huitième des séries en 53:21, et Christophe Lebon, trente-septième en 54:27, passent à la trappe.
"Ce n'est vraiment pas terrible", a analysé l'Antibois Lebon. "Maintenant, je vais me remettre au travail pour retrouver mon niveau de performance car je suis loin du compte. Je sors d'une grosse période de travail, j'espère que cela va finir par payer."
Le Mulhousien Leveaux est lui plutôt satisfait: "Je suis content de ce que j'ai fait. Ça ne passe pas, mais c'est quand même mon meilleur temps du matin. J'apprends beaucoup sur ces championnats du monde, sur l'approche d'un grand événement et sur l'entraînement, mais je commets encore trop d'erreurs."
Des erreurs, les deux sprinters tricolores en ont commis dans leur demi-finale du 50m nage libre. Le Marseillais Frédérick Bousquet, douzième en 22:50, et l'Antibois Alain Bernard, neuvième en 22:40, ont terminé loin des gros bras.
"Les détails n'y sont pas", a concédé Bousquet. "J'ai pris un mauvais départ qui m'a empêché de prendre de la vitesse. C'est frustrant, car en vitesse pure je suis avec les autres. Des erreurs qui me coûtent une finale."
Constat identique pour Alain Bernard. "C'est une déception. En séries j'étais bien, mais là j'ai pris un mauvais départ et ensuite c'est très difficile de remonter."
Enfin, le relais masculin du 4x200m nage libre, composé de Fabien Gilot, Sébastien Rouault, Nicolas Rostoucher et Grégory Mallet, s'est classé dixième des séries en 7:19.72. Un chrono insuffisant pour entrer en finale, mais en finissant dans les douze premiers, les Français ont réussi à qualifier le 4x200m pour les prochains Jeux Olympiques de Pékin en 2008.
"C'est dommage de ne pas passer en finale", a regretté le Parisien Grégory Mallat. "Mais en se privant d'Amaury Leveaux en séries, c'était un peu dur. On a fait ce qu'on a pu, le plus important étant de finir dans les douze premiers pour emmener le relais aux JO." AP
jlc/cm/petr
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