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Ils restaient pourtant sur une prestation de premier ordre aux derniers championnats d'Europe de Budapest. En Hongrie, Sébastien Rouault et Nicolas Rostoucher, respectivement médaillé d'argent et de bronze du 1.500 m nage libre, avaient porté le demi-fond français sur des sommets qu'il n'avait plus atteint depuis un demi-siècle.
Aux mondiaux australiens, moins d'un an après cette percée européenne, le bilan des deux Français dans l'épreuve du 1.500 m nage libre se révèle nettement moins glorieux. Sébastien Rouault, détenteur du record de France en 14 minutes 55.73 secondes, a terminé vingt-quatrième dans un pénible 15:24.90.
Si son compatriote Nicolas Rostoucher l'a devancé d'une place, le chrono de 15:23.98 n'est pas plus reluisant.
Pour entrer en finale et rejoindre les ténors que sont le Britannique David Davies, l'Américain Larsen Jensen ou les Australiens Grant Hackett et Craig Stevens, il aurait fallu que les tricolores soient au meilleur de leur forme, ce qui est loin d'être le cas actuellement.
"Jusqu'aux 600 mètres, j'ai essayé de tenir, mais la fin de course a été très difficile", a déclaré Sébastien Rouault, qui s'entraîne à l'Université d'Athens en Géorgie (Etats-Unis). "Je manque de fraîcheur. Avec les NCAA début mars, cela fait trois semaines que je suis en compétition et cela commence à faire long. Physiquement et mentalement, je n'ai plus de ressources, plus d'influx nerveux."
L'ancien Mulhousien Nicolas Rostoucher, passé dans l'écurie de Philippe Lucas à Canet-en-Roussillon depuis la fin de l'année 2006, n'affiche pas non plus une forme olympique. "Je sens que je suis fatigué", a-t-il concédé. "Je crois surtout qu'il faut que mon corps s'adapte, s'habitue aux séances d'entraînement que je réalise avec Philippe."
Mais le temps, c'est justement ce qui manque dans l'optique des prochains Jeux de Pékin. Il leur reste un peu plus d'un an pour aborder l'échéance olympique dans les meilleures conditions. Une année pour retrouver le niveau qui leur avait permis de se hisser sur le toit de l'Europe.
"Je ne vais pas tout changer maintenant", répond Sébastien Rouault. "Je pense que je paie surtout une année très chargée. Peut-être que les championnats d'Europe d'Helsinki en petit bassin étaient de trop. Mais ce sont aussi des expériences qui pourront me servir à l'avenir."
Un état d'esprit positif qu'adopte également Nicolas Rostoucher: "Depuis que je suis avec Philippe, nous avons beaucoup travaillé. Il m'a dit qu'il me faudrait probablement une année pour m'adapter. C'est dur, mais il faut l'accepter. J'ai confiance dans ses méthodes, sinon je ne l'aurais pas choisi. Il va m'aider. J'ai juste besoin de temps."
cm/petr
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