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La Française Malia Metella s'est qualifiée samedi pour la finale du 50m nage libre des championnats du monde de natation de Melbourne.
La Guyanaise, qui a déjà pris part à la finale du 100m nage libre vendredi, a signé un chrono de 25.10 secondes.
Une marque chronométrique qui la satisfait amplement et qui lui permet de retrouver un peu de sérénité après une saison 2005 gâchée par une blessure handicapante au thorax.
"Ça passe et le temps est bon. Je me suis battue pour entrer dans cette finale", a expliqué Metella. "La place ne compte pas, ce qui importe c'est le chrono. Cela me rassure. Si on m'avait dit cet été après les Euros de Budapest que j'allais disputer deux finales mondiales en mars, je ne l'aurais pas cru."
Reste que la Française demeure lucide quant à ses chances d'accrocher un podium dans le dernier carré.
"La finale va se jouer sur les cinq derniers mètres. Ça va être dur, je vais m'accrocher mais cela me paraît difficile."
Un avis que partage Céline Couderc, l'autre tricolore engagée sur la distance, mais éliminée avec un chrono de 25.54. "Toutes les reines du sprint mondial sont de la partie", analyse l'Alésienne. "A mon avis, cela va aller très vite en finale, il faudra tout donner."
C'est ce qu'a fait Anne-Sophie Le Paranthoën en demi-finale du 50m brasse. La Marseillaise de 30 ans, doyenne de l'équipe de France, a réalisé le quatorzième temps des demi-finales en 32.17. Une marque toutefois insuffisante pour imiter Malia Metella et s'immiscer dans le dernier emballage.
"Je ne suis pas déçue", a lâché la détentrice du record de France de la distance (31.68). "Ce 50m brasse, c'est du bonus, je suis rentrée tard des épreuves de la matinée avec le relais 4x100m quatre nages. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour récupérer, mais le bilan général de mes championnats est très positif. Ça me motive pour la suite et notamment pour les Jeux Olympiques de Pékin."
Simon Dufour, le capitaine de l'équipe de France, a quant à lui terminé ses épreuves individuelles sur une note amère. Vingt-cinquième du 50m dos, le Montpelliérain, médaillé de bronze du 100m dos aux Mondiaux de Barcelone en 2003, peine à retrouver son niveau de performance.
"Je m'y attendais", a lâché Dufour, fataliste. "Avec mes résultats de la semaine, je savais que ce serait difficile d'entrer en demi-finale. Je suis pourtant bien préparé, mais je n'ai aucune sensation dans l'eau."
Le relais 4x100m quatre nages féminin n'est pas non plus parvenu à s'extraire des séries. Neuvièmes en 4:06.22, Camille Muffat, Anne-Sophie Le Paranthoën, Alena Popchanka et Céline Couderc ont néanmoins réussi à entrer dans les douze premières places qualificatives pour les Jeux de Pékin.
Après le relais 4x200m nage libre masculin la veille, c'est donc au tour du 4x100m quatre nages féminin de décrocher son ticket olympique. "Je suis content pour le relais", a affirmé le DTN Claude Fauquet. "Pas de finale, mais les Jeux Olympiques... C'est important qu'elles aient qualifié le relais."
Et pourtant, tout n'était pas joué d'avance. En l'absence de Laure Manaudou et d'Esther Baron, préservées dans l'optique de leurs finales de l'après-midi, c'est à la Niçoise Camille Muffat qu'est revenu le soin de lancer le relais dans l'épreuve du 100m dos.
"Cela a été décidé la veille à 22 heures", a signalé la cadette de l'équipe de France, 18 ans seulement. "Je ne m'y attendais pas. On m'a dit de ne pas stresser, mais on jouait quand même la qualification olympique. Si on m'avait annoncé que je disputerais un 100m dos aux Mondiaux, je ne l'aurais pas cru." AP
cm/petr
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