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La Française Esther Baron a pris samedi la quatrième place de la finale du 200m dos des championnats du monde de natation de Melbourne, avec à la clé un chrono de 2 minutes 09.59 secondes qui a permis à la native de Cholet de signer un nouveau record de France (ancien record: 2:10.05 par elle-même).
"J'ai réalisé une belle course", a souligné Baron, qui vivait dans l'hémisphère sud ses premiers Mondiaux. "C'est mon meilleur temps de la semaine et puis j'ai tout de même pris la première place vraiment accessible, les trois premières évoluant dans une autre galaxie."
En effet, l'Américaine Margaret Hoelzer s'est imposée en 2:07.16, nouveau record des championnats, à quelques encablures seulement du record du monde de la Hongroise Krisztina Egerszegi (2:06.62), qui tient depuis 1991.
L'Américaine a devancé sur le podium la Zimbabwéenne Kirsty Coventry (2:07.54) et la Japonaise Reiko Nakamura (2:08.54).
Les performances de ses rivales trouvent d'ailleurs un écho chez la nageuse de Philippe Lucas, championne d'Europe en titre du 20 m dos cet été à Budapest. "Pour rivaliser avec elles, je me rends compte qu'il faut à tout prix que je travaille mes virages et mes coulées. A chaque virage, je prends un mètre et à ce niveau de compétition c'est impossible à combler."
"Les Euros, c'est beau, mais les championnats du monde ce n'est pas du tout le même niveau", a-t-elle poursuivi. "Quand on voit à quel niveau évoluent les Australiennes et les Américaines... C'est un autre monde."
Un univers qu'elle entend bien visiter un jour, à l'instar de son amie Laure Manaudou avec qui elle partage sa chambre en équipe de France.
"Je tire un bon bilan de mes championnats", a assuré Baron. "J'ai appris beaucoup de choses. C'est une expérience qui doit me permettre de franchir un nouveau palier. J'ai envie de recommencer, mais avec un peu moins de stress."
Ce stress, cette pression inhérente à tous les rendez-vous internationaux, il faudra coûte que coûte apprendre à le maîtriser dans la perspective des prochains Jeux Olympiques de Pékin en 2008. "Pour l'instant, les Jeux Olympiques, je n'y pense pas", a affirmé la championne d'Europe. "Je pense à l'entraînement et à tout ce qu'il me faut améliorer."
"Il faut vraiment qu'elle bosse les coulées", constate Philippe Lucas, son entraîneur à Canet-en-Roussillon. "On va quand même plus vite sous l'eau que sur l'eau. Esther a tout de même réalisé une très belle finale. Elle a tenté sa chance, c'est intéressant de voir comment elle s'est bagarrée. A aucun moment, elle ne s'est résignée." AP
cm/petr
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