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La Chine n'a pas tenu ses promesses de progrès en matière de respect des droits de l'homme pour les Jeux olympiques de Pékin 2008, en dépit de réformes sur la peine de mort et une plus grande liberté pour la presse étrangère, estime Amnesty International.
Dans un rapport publié lundi, le mouvement fait la liste des abus perdurant dans le pays, qui incluent notamment l'usage de la détention policière sans procès, la persécution des militants des droits de l'homme ou encore l'utilisation de nouvelles méthodes pour museler la presse nationale et censurer l'Internet.
"Le niveau supplémentaire d'examen judiciaire pour les condamnations à mort et l'assouplissement des restrictions imposées aux journalistes étrangers constituent des étapes importantes vers un meilleur respect des droits humains en Chine", a déclaré Catherine Baber, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.
"Malheureusement, ces évolutions se sont accompagnées de mesures visant à étendre le recours à la détention sans procès et l'assignation à résidence de militants, et d'un renforcement des contrôles sur les médias nationaux et l'Internet."
Dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a rejeté le rapport, expliquant que le gouvernement améliorait son système judiciaire et faisait la promotion de la démocratie.
"Les progrès accomplis par la Chine en matière de droits de l'homme ne peuvent pas être diffamés par un rapport d'une seule organisation aux préjugés politiques", a affirmé le ministère.
Dans son rapport, Amnesty International a incité le Comité international olympique (CIO) à faire davantage pression sur Pékin pour l'amélioration des droits de l'homme.
"Le CIO ne saurait accepter des Jeux olympiques gâchés par des atteintes aux droits humains, qu'il s'agisse de familles expulsées de force de leurs domiciles pour céder la place à des arènes sportives, ou du nombre croissant de militants pacifiques assignés à résidence pour les empêcher d'attirer l'attention sur la question des droits humains", a souligné Catherine Baber.
Selon Amnesty International, plus de 1.000 personnes ont été exécutées en Chine en 2006 selon les chiffres officiels, mais l'organisation estime que le chiffre réel atteint les 8.000.
En décembre dernier, la Chine a annoncé de nouvelles règles pour les journalistes étrangers qui ont aboli temporairement la nécessité pour les reporters étrangers d'obtenir l'aval du gouvernement pour tous leurs voyages et entretiens. En vertu des nouvelles règles, en place jusqu'à la mi-octobre 2008, seul le consentement de la personne interrogée est nécessaire. AP
petr/v0140
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